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Réduire le taux de retour en paiement à la livraison : cinq leviers

· L'équipe Clolayn

Le retour est le poste qui mange la marge en COD. Voici ce qui se joue à l'appel, à l'expédition et dans le fichier client, et ce qu'on peut changer dès cette semaine.

1. Appeler vite, et noter ce qui est dit

Le délai entre la commande et l'appel est le premier facteur de retour. Une commande passée à 22 h et appelée le surlendemain a déjà perdu l'élan qui l'avait déclenchée.

L'appel ne sert pas qu'à confirmer : c'est là que se collecte l'adresse exacte, le repère, le créneau souhaité. Une commande confirmée sans repère précis dans un quartier dense de Lagos ou de Kinshasa est une livraison qui échouera une fois sur deux, et le livreur perdra l'après-midi.

2. Tenir une liste noire, et s'y tenir

Un client qui n'a jamais réceptionné trois colis n'en réceptionnera pas un quatrième. Le laisser commander à nouveau, c'est payer volontairement un aller-retour.

Un fichier client construit automatiquement à partir des commandes règle ça sans effort : nombre de commandes, nombre livrées, total encaissé, motif des échecs. Le classement — fidèle, nouveau, à risque, liste noire — sort tout seul de ces chiffres.

3. Distinguer le refus du motif

« Retour » ne dit rien. « Injoignable », « a changé d'avis », « prix trop élevé à la réception », « absent » et « adresse introuvable » disent chacun quoi corriger, et ce ne sont pas les mêmes corrections.

Beaucoup d'injoignables signifient un problème de créneau d'appel. Beaucoup de « prix trop élevé » signifient un décalage entre la promesse publicitaire et le montant annoncé au client. Beaucoup d'adresses introuvables signifient un appel de confirmation bâclé.

4. Payer la publicité sur les bons signaux

Une régie optimise sur ce qu'on lui envoie. Si vous lui envoyez « commande passée », elle vous apportera des gens qui passent commande — y compris ceux qui ne réceptionnent jamais.

Deux signaux valent mieux : la confirmation par appel, et la livraison effective. Ce sont les seuls qui correspondent à de l'argent réellement encaissé. Une campagne optimisée sur la livraison coûte plus cher par événement, et rapporte plus par franc dépensé.

5. Regarder par zone, pas en moyenne

Un taux de livraison global de 60 % peut cacher 85 % en centre-ville et 30 % en périphérie. La moyenne ne se pilote pas ; le détail par zone, si.

Les mêmes zones ont souvent des frais réels différents de ceux facturés. Une zone à faible taux de livraison et à frais élevés peut coûter de l'argent à chaque commande, même quand la boutique entière semble rentable. C'est un arbitrage à faire zone par zone, pas boutique par boutique.

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